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Sud-Ouest

Désherbage du maïs : quel herbicide choisir pour la postlevée ?

Les stades des maïs se situent entre 3-4 feuilles tandis que les plus avancés atteignent 8 feuilles. Le mois d’avril, plutôt sec et chaud, n’a pas toujours permis une efficacité optimale pour les désherbages de prélevée, dans les situations où ils ont pu être réalisés. Les passages de postlevée devront être adaptés selon les différentes situations. 

Maïs au stade 3-4 feuilles en 2026 dans le sud ouest

Bien positionner la postlevée selon sa situation

Les pluies régulières de la semaine dernière sont favorables aux levées d’adventices, graminées et dicotylédones. Ces conditions climatiques poussantes (hygrométrie > 65 %, températures entre 12 et 25°C) sont aussi propices à une intervention chimique. Attention cependant à veiller à ce que le sol soit bien ressuyé. 

Figure 1: Impact des conditions d'application sur la sélectivité des herbicides foliaires de postlevée

Figure 1: Impact des conditions d'application sur la sélectivité des herbicides foliaires de postlevée

Identifier le stade et le type de flore

Avant toute intervention, il est primordial d’identifier la flore présente sur la parcelle et le stade des adventices, afin de faire le bon choix de produit herbicide à la bonne dose. 
 

Quelle que soit la cible, l’efficacité est toujours supérieure lorsqu’on intervient sur des adventices jeunes (à l’exception des vivaces qui nécessitent d’être plutôt développées en cas de pulvérisation foliaire). Ainsi, pour un rattrapage de postlevée, le stade maximum des adventices à viser est de 4-6 F pour les dicotylédones annuelles, tandis que pour les graminées annuelles, on veillera à passer avant début tallage. 

Pour les graminées 

En présence de panic pied de coq : privilégier une association sulfonylurées et tricétones ou une association tcm et foramsulfuron en cas de pression importante. En pression faible à moyenne, une tricétone seule peut être réalisée.
 

En présence de panic faux millet : appliquer une tricétone, en particulier de la tembotrione.
 

En présence de digitaire sanguine : opter pour une tricétone (tembotrione ou mésotrione) plutôt que pour une sulfonylurée. L’association thiencarbazone-methyl et tembotrione présente également une efficacité intéressante. Le nicosulfuron ne présente pas une bonne efficacité. 
 

Pour les sétaires les tricétones (tembotrione, mésotrione, sulcotrione) ne fonctionnent pas sur sétaires. On utilisera plutôt les sulfonylurées (nicosulfuron, foramsulfuron, rimsulfuron) ou de la tcm en renforçant le programme de postlevée. Il faut veiller à bien adapter la dose au stade de l’adventice et à ne pas dépasser le stade 3 feuille des sétaires, afin de limiter les risques d’apparition de résistance.

Pour les dicotylédones 

Les flores dictoylédones sont plus facilement maîtrisables en postlevée par rapport aux graminées. Cependant, il faudra veiller aux dictoylédones difficiles (Renouées, mercuriale, lampourde, datura).
 

En présence de xanthium/lampourde à gros fruits : il est possible d’opter pour de la mésotrione ou une sulcotrione, associée à du dicamba et du prosulfuron.
 

En présence de datura : les herbicides sont efficaces mais il est nécessaire de pouvoir contrôler les levées échelonnées et tardives. En passage de postlevée, on optera pour des associations entre tricétones (mésotrione, tembotrione ) et sulfonylurées.
 

Consultez nos fiches idées reçues datura pour avoir plus d’informations sur la gestion globale. 
 

En présence d’ambroisie : il est possible d’intervenir avec des associations à base de bromoxynil, sulcotrione ou thiencarbazone-méthyl.

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