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Canicule de mai 2026 : quelles conséquences sur les cultures ?

Au sortir d’une semaine de canicule étonnamment précoce, nous vous proposons une série d’articles pour analyser les impacts potentiels sur les cultures et les travaux de recherche en cours pour y faire face.

thermomètre

Une séquence météo inédite

La canicule de fin mai 2026 se distingue par sa précocité, son intensité et sa durée. Provoquée par un « dôme de chaleur » bloquant les perturbations océaniques, elle a entraîné des températures de 5 à 15°C au-dessus des normales selon les régions, avec des records pour un mois de mai. L’absence de pluie et une forte évapotranspiration ont rapidement réduit les réserves en eau des sols, accentuant les risques de stress hydrique.

Des impacts sur la croissance et le développement des cultures

Cette vague de chaleur précoce a eu des effets contrastés selon les cultures et leur stade de développement. Dans certaines situations tardives, les céréales à paille pourront pâtir d'une baisse du nombre de grains et/ou du PMG, surtout en cas de déficit hydrique. Maïs et sorgho, encore en phase végétative, ont bien toléré cet épisode, avec principalement une accélération du développement. En pomme de terre, la chaleur favorise le feuillage mais peut freiner la tubérisation. Pour le lin fibre, les températures élevées ont stimulé la croissance grâce aux bonnes réserves en eau des sols.

Et la qualité des grains de céréales ?

Ce coup de chaud est survenu pendant le remplissage des grains des céréales à paille, une phase clé pour leur qualité. Si les fortes températures peuvent accroître la teneur en protéines, elles peuvent aussi dégrader leur qualité, avec des effets possibles sur le gluten et les propriétés boulangères. Elles favorisent aussi la formation de grains plus petits, susceptibles d’affecter le poids spécifique. Concernant le temps de chute de Hagberg, les mécanismes restent complexes : la chaleur limite l’installation de la dormance mais pourrait également réduire l’activité des enzymes impliquées dans la dégradation de l’amidon.

Une thématique de recherche active mais complexe

Malgré la multiplication des vagues de chaleur ces dernières années, les effets des fortes températures sur les cultures restent difficiles à quantifier. Les réponses des plantes varient selon les stades et les processus physiologiques. Des travaux de recherche en conditions contrôlées permettent d’isoler l’impact de ce type de stress, mais il est difficile de valider ces effets en conditions réelles, toutes choses n’étant pas égales par ailleurs. La mise en place de réseaux de recherche internationaux ou de dispositifs alternatifs au champ permettent d’affiner les connaissances, mais ces démarches restent complexes et coûteuses.

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