Tout savoir sur le nicandra, un cousin du datura
Le nicandra appartient à la famille des Solanacées, comme le datura. D’abord cultivée pour les jardins, cette plante annuelle est désormais classée comme espèce exotique envahissante et peut se développer dans les cultures d’été.
Le nicandra physaloides est une plante annuelle appartenant à la famille des Solanacées, comme le datura, la morelle noire… Elle dégage une odeur désagréable mais moins forte que celle du datura. Elle contient également des alcaloïdes, notamment de la solanine.
Les cotylédons sont ovales à lancéolés, assez épais et rattachés à la tige par un long pétiole. La tige est creuse, anguleuse et les premières feuilles peuvent faire penser à des feuilles de chêne. Les feuilles supérieures sont toutes pétiolées et sinuées-dentées. Elles présentent des nervures pennées.
La plante adulte peut atteindre 1,5 m de haut et peut se lignifier en fin de cycle. Les fleurs sont solitaires, d’un bleu clair à fond blanc, ont une forme de cloche.
Le fruit, une baie de 1,5 à 2 cm de diamètre, de couleur jaune à maturité, est contenu dans le calice qui devient translucide.
Les graines mesurent environ 2 mm de diamètre et sont de forme lenticulaire. Une baie contient plus d’une centaine de graines.
Biologie
Comme pour le datura, le nicandra a besoin de températures chaudes. Les levées démarrent au printemps et se poursuivent tout au long de l’été. Cette plante nécessite de la lumière pour réaliser la totalité de son cycle. Elle aime particulièrement les situations où l’azote est disponible.
Les oiseaux sont friands des graines de nicandra et sont un mode de dissémination important.
En France, le nicandra est classé comme espèce exotique envahissante (PEE).
Méthodes de lutte
La rotation des cultures est un moyen efficace pour lutter contre le nicandra, qui ne peut se développer que dans les cultures d’été. L’introduction de cultures d’hiver et la réalisation de faux-semis durant l’été est un moyen de réduire le stock de graines de nicandra.
La graine ayant une durée de vie élevée, le labour est insuffisant pour réduire significativement le stock grainier. Cependant, après un premier échec de maîtrise du nicandra, l’enfouissement des graines permet d’éviter des levées l’année suivante. Il est conseillé de labourer de nouveau le plus tard possible pour espérer une diminution du stock.
Les faux-semis au printemps et le décalage de la date de semis sont assez peu efficaces car les levées de nicandra sont échelonnées et peuvent être très tardives.
Dans le maïs, des herbicides de prélevée antidicotylédones (isoxaflutole, pendiméthaline ou mésotrione) permettent de contrôler les premières levées. En rattrapage, la majorité des produits sont efficaces à condition de traiter à des stades jeunes (4 feuilles max). La difficulté, comme pour le datura, est de pouvoir contrôler les dernières levées.
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