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Nord Aquitaine

Céréales à floraison : vigilance fusarioses

Une humidité persistante pendant plusieurs jours favorise l’installation des fusarioses, particulièrement en début de floraison. Les récentes pluies constituent donc un climat propice au développement de la fusariose, qu’il faut surveiller.

Symptômes de Fusarium graminearum sur blé en mai 2026 en Nord Aquitaine

Les stades ont bien évolué et les céréales ont profité de la douceur pour accélérer de nouveau. Les floraisons sont arrivées rapidement après l’épiaison, alors qu’il faut en moyenne une semaine entre les deux stades. 

Les blés tendres ont passé le stade floraison ou sont en passe de l’être sur les semis plus tardifs.

Il y a globalement une dizaine de jours d’avance par rapport à une année classique.

Tableau 1 : Dates prévisionnelles des stades DFE à floraison en blé tendre selon la date de semis, la variété et la station

Tableau 1 : Dates prévisionnelles des stades DFE à floraison en blé tendre selon la date de semis, la variété et la station

Tableau 2 : Dates prévisionnelles des stades DFE à floraison en orge d’hiver selon la date de semis, la variété et la station

Tableau 2 : Dates prévisionnelles des stades DFE à floraison en orge d’hiver selon la date de semis, la variété et la station

Un déficit hydrique aggrave puis amélioré par les pluies 

La campagne 2025/2026 est passée d’une année humide à une année sèche en l’espace de quelques semaines. Aujourd’hui, les bilans hydriques montrent que l’année se positionne comme l’une des plus sèches en montaison depuis les vingt dernières années. 

Ainsi les déficits hydriques ont continué d’augmenter et sont précoces dans la plupart des situations. Néanmoins, les dernières pluies, bien qu’arrivées trop tardivement, ont été salvatrices et ont permis de réduire le déficit en eau du sol qui est passé de 118 mm à 86,4 mm dans les sols à 135 mm de réserve utile (RU). On peut craindre un impact sur le potentiel si des pluies régulières ne sont pas observées jusqu’à la fin du cycle. L’impact sera d’autant plus fort que la réserve utile du sol est limitée.

Figure 1 : Bilan hydrique – Issigeac – RU = 135 mm, Argilo-calcaire moyen sur molasse

Figure 1 : Bilan hydrique – Issigeac – RU = 135 mm, Argilo-calcaire moyen sur molasse

Protéger des maladies à la floraison

En céréales, les feuilles sont désormais protégées ; l’enjeu est à présent de sécuriser l’épi. 

L’épi doit être traité dès l’apparition des premières étamines afin d’optimiser l’efficacité des fongicides. Même si le traitement est positionné au moment optimal, son efficacité reste limitée (50 à 60 %) et diminue rapidement une fois ce stade dépassé.

En blé tendre, la protection s’envisage en priorité après des précédents à risque (sorgho, maïs). La décision doit intégrer la sensibilité variétale (note fusarioses et accumulation de DON) ainsi que les conditions climatiques. Une fois la floraison dépassée, il n’y a plus rien à faire.

En blé dur, la protection de l’épi est indispensable. Le prothioconazole (Prosaro, Fandango S, etc.) constitue la référence pour lutter contre Microdochium spp. et Fusarium graminearum. Les conditions actuelles étant plutôt favorables au développement du type fusarium. En effet, les températures fraîches (12-16°C) favorisent les attaques dues à Michrodochium spp. tandis que des températures plus élevées sont plutôt favorables au développement de F. graminearum.

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