Céréales : dans quelles situations réaliser un apport de soufre ?
Comme l’azote, le soufre est sensible à la lixiviation. Dans le contexte actuel de fortes pluies, certaines situations sont davantage exposées au risque de carence : un apport est à prévoir.
Les besoins des céréales en soufre sont très faibles jusqu’à fin tallage, et modérés ensuite durant la montaison. Souvent, le sol fournit une part importante de cette alimentation. En cas de forte lixiviation durant l’hiver, il est toutefois important d’apporter du soufre pour couvrir les besoins plus importants en début de montaison (période où les températures sont encore fraîches et les pluies modérées, ne permettant pas à la minéralisation d’assurer la nutrition des plantes).
Pour estimer le risque de carence en soufre (élément lixiviable au même titre que l’azote nitrique), il convient de cumuler les pluviométries du 1er octobre au 1er mars.
Cette année les pluviométries depuis le 1er octobre sont au-dessus des médianes sur la totalité des secteurs de l’Ouest Occitanie et du Nord Aquitaine : 288 mm à Lherm, 289 mm à Auch, 330 mm à Fleurance, 379 mm à Agen (chiffre Nord Aquitaine), 454 mm à Riscle, 487 mm à Bergerac et 628 mm à Cazaux.
Lorsque l’apport est conseillé, les doses nécessaires se situent entre 20 et 50 kg S/ha (tableau 3).
La période d’apport idéale se situe à la fin du tallage. Toutes les céréales d’automne sont concernées par cette recommandation (notamment blé tendre, blé dur et orge d’hiver).
Les apports pourront être envisagés dans certaines situations sans apport régulier de produits organiques (PRO).
Carte 1 : Evaluation du risque de carence en soufre selon le cumul de pluies réelles (mm) entre le 1er octobre 2025 et le 7 février 2026 puis le cumul de pluies médianes (mm) entre le 8 février 2026 et le 1er mars 2026
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