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Canicule, grêle : comment les maïs réagissent ?

Alors que les maïs sont actuellement exposés aux fortes chaleurs, ils ont également subi plusieurs épisodes orageux, parfois accompagnés de grêles. Quelques clés pour évaluer les conséquences.

Maïs touchées par des dégâts de grêle en Hauts-de-France en juin 2026

Voici la carte des impacts de foudre.

Carte 1 : Décharges de foudre du 18 au 19 juin 2026

Carte 1 : Décharges de foudre du 18 au 19 juin 2026
Source : site internet : Keraunos.org

Grêle : quand et comment évaluer les dégâts ?

photoDans tous les cas, le bon pronostic ne peut être fait immédiatement : il faut attendre quelques jours pour voir réellement l’impact de la grêle sur le devenir de la culture et l’émission de nouvelles feuilles.

Le premier facteur à prendre en compte : le stade. Pour les semis « classiques » d’avril, les parcelles de maïs sont actuellement au-delà du stade 11f feuilles (année précoce à date).

Selon l’impact, et pour décider de conserver ou re-semer une parcelle, il faut considérer la densité de plantes viables restantes et la date calendaire à laquelle la culture pourrait être re-semée. Avec notamment cette question : permettra-t-elle à une nouvelle culture d'arriver à maturité selon l’offre climatique encore disponible ? 

A date, on peut considérer une densité minimale de 50 000 plantes pour conserver une culture car un re-semis coute également. 

Pour les éleveurs, la notion de « stock fourrager » peut-être aussi un élément orientant la décision. 

Un maïs grêlé est encore capable de développer un potentiel correct. Il ne faut pas hésiter à « soigner » une parcelle grêlée, par un binage, par exemple, pour les parcelles touchées et moins avancées en stade.

Tableau 1 : Impact de la grêle sur le rendement du maïs en fonction du stade (avant la floraison) – quel que soit le débouché

Tableau 1 : Impact de la grêle sur le rendement du maïs en fonction du stade (avant la floraison) – quel que soit le débouché
Source : ARVALIS

Et pour les températures chaudes ?

Le maïs est une plante d’origine tropicale : il s’accommode bien des fortes températures ! Bien mieux que nous !

Pendant la phase végétative du maïs puis la phase de transition florale (50 % des feuilles finales visibles soit autour de 8 feuilles pour une variété de type précoce - G1/S1), avant la floraison, la température optimale se situe autour de 28-30°C. Mais la culture supporte facilement jusqu’à 36°C sans conséquence.

Ces fortes températures à un moment où la plante est demandeuse d’eau augmente en revanche ses besoins hydriques (augmentation de la transpiration plantes et perte en eau du sol).

La modélisation, entre autres, nous permet d’estimer le niveau de stress hydrique. Pour illustration, un cas type généré dans Irré-LIS (via visiofarm/ARVALIS). Il s’agit d’une parcelle semée le 22 avril 2026 à Estrées-Mons (80), avec une variété précoce (type S1/G1) dans un sol de limon franc (195 mm de réserve utile - RU). Elle se situe actuellement au stade 14 feuilles (prévision de la date de floraison au 05/07). La réserve facilement utilisable (RFU) sera épuisée dans les prochains jours. 

Figure 1 : Prévision de stades et bilan hydrique pour une parcelle de maïs type précoce semée le 22 avril 2026 à Estrées-Mons dans un sol de limon profond (modèle ARVALIS)

Figure 1 : Prévision de stades et bilan hydrique pour une parcelle de maïs type précoce semée le 22 avril 2026 à Estrées-Mons dans un sol de limon profond (modèle ARVALIS)

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