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Sud-Ouest

Risque fusarioses de l’épi : attendre la floraison pour traiter

En cas de risque fusarioses des épis, il est nécessaire d’attendre la floraison pour optimiser le traitement. Quelle protection fongicide envisager ?

Fusarioses des épis sur blé en Occitanie

Pour le blé dur, dans toutes les situations, il est important de protéger les épis pour lutter contre les fusarioses, responsables de l’accumulation des mycotoxines DON (Fusarium graminearum), mais également des fusarioses responsables de perte de grain, de poids de mille grains et de l’augmentation du risque moucheture (avec Microdochium spp.). 

La seule molécule efficace pour lutter contre ces deux champignons est le prothioconazole (présent dans Prosaro, Kestrel, Joao, Elatus Era). Il convient donc de réserver cette molécule pour la protection des épis et ne pas l’appliquer avant dans le cycle. Le prothioconazole peut aussi être associé à d’autres triazoles qui ont eu une efficacité uniquement sur fusarium (tébuconazole, bromuconazole, metconazole).

Tableau 1 : Propositions de programmes en blé dur en 2026

Pour le blé tendre, la vigilance reste de mise, surtout s’il y a des précédents à risque. 

Voici quelques rappels d’efficacités des matières actives appliqués en T2 sur blé tendre.

Tableau 2 : Propositions de programmes en blé tendre contre la rouille brune

Tableau 3 : Proposition de programmes en blé tendre contre la septoriose

Tableau 3 : Proposition de programmes en blé tendre contre la septoriose

Tableau 4 : Optimiser l’efficacité du traitement s’il doit être envisagé

Tableau 4 : Optimiser l’efficacité du traitement s’il doit être envisagé

Quels sont les facteurs de risque ?

Les facteurs de risque des contaminations par F. graminearum et en mycotoxines ont été largement étudiés. Hors climat, les facteurs agronomiques importants à prendre en compte sont les suivants (grille de risque DON) :

  • précédents à risques : maïs grain, sorgho grain ;
  • gestion des résidus : quantité de résidus présents à la surface ;
  • sensibilité de l’espèce : blé dur plus sensible que le blé tendre ; 
  • sensibilité variétale : une note est donnée sur la présence de symptômes, l’autre sur la quantité de DON. Les deux sont relativement corrélées mais certaines variétés peuvent présenter des écarts entre ces deux notes.  

Figure 1 : Rappel des facteurs de risques agronomiques et climatiques liées à la contamination par F. graminearum

Figure 1 : Rappel des facteurs de risques agronomiques et climatiques liées à la contamination par F. graminearum

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