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Bretagne

Comment les maïs peuvent faire face aux impacts de la verse et de la grêle ?

Le week-end dernier, après l’épisode de canicule, des orages ont sévi sur certains secteurs de l’Ille-et-Vilaine et du nord Finistère. Les vents violents accompagnés parfois de grêle ont pu localement provoquer des dégâts sur les maïs ont pu subir des dégâts. Quelques clés pour évaluer le devenir des cultures. 

Parcelle de maïs couchés au sol, fin juin 2026, en Bretagne

Verse et grêle suite aux passages orageux 

Des passages orageux ont eu lieu jeudi 25 juin sur l’Ille-et-Vilaine et le Finistère. Comme d’habitude, l’intensité des orages, avec les vents violents et phénomènes de grêle, sont très variables localement.

Carte 1 : Décharges de foudre du 25 au 26 juin 2026

Carte 1 : Décharges de foudre du 25 au 26 juin 2026

Néanmoins, plusieurs secteurs ont pu se retrouver avec des parcelles de maïs couchés au sol. Se pose alors la question du devenir de la culture avec des maïs à des stades très étalés au moment des impacts.

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Il est urgent d’attendre plusieurs jours après le phénomène pour constater les dégâts.

A cette période, les possibilités de resemis sont très limitées.

Plusieurs situations peuvent coexister au niveau de la verse :

  • Le maïs est couché, mais la tige est intacte : dans la majorité des situations le maïs se redresse. Plus la verse est précoce, plus le maïs peut se redresser facilement (avant floraison).

Le plus impactant serait une verse après floraison (non concerné en Bretagne). Néanmoins, même sur des stades avancés proches de floraison, le maïs peut se redresser au bout d’une dizaine de jours : le bas de tige sera néanmoins incurvé et plus difficile à récolter, à l’instar de la campagne 2024 dans le département de la Creuse (photos).

  • Les tiges sont cassées (« snapping » photo de gauche ci-dessous) : bien souvent, l’apex se situe au-dessus du point de cassure. Les maïs ne pourront pas donner d’épi. Néanmoins si le point de cassure est haut et au-dessus de l’apex (couper l’épi pour le repérer), le maïs peut continuer son cycle. Parfois la tige est simplement pliée (photo de droite ci-dessous), mais elle ne pourra pas se relever.
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Concernant la grêle, le phénomène peut être impressionnant sur les déchirures et la défoliation des feuilles, mais le maïs compense en partie par la suite. Cette compensation est d’autant plus importante que le stade au moment de la grêle est précoce.

Voici quelques indications de pertes de rendement selon l’intensité des dégâts et le stade.

Tableau 1 : Estimation de l’impact de la grêle (pourcentage de pertes directes)

Tableau 1 : Estimation de l’impact de la grêle (pourcentage de pertes directes)

À retenir :

Verse 

  • Avant floraison, le maïs possède une bonne capacité à se redresser en quelques jours à partir du moment où la tige n’est pas cassée.
  • Pour les maïs avec des tiges cassées ou fortement coudées, si la casse a lieu sous l’apex, la plante ne donnera pas d’épi. Ce risque est important à partir de 10-12 feuilles où l’apex progresse rapidement dans la plante et peut se situer au-dessus du point de cassure.

Grêle 

  • L’intensité des dégâts de grêle est très variable et locale.
  • Référez-vous à la grille d’estimation des pertes de rendements.
  • A partir du moment où la tige et l’apex sont intacts, le maïs peut continuer son cycle. Plus la grêle a lieu à des stades précoces, plus le maïs peut compenser par la suite.

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