Céréales : c’est le moment d’évaluer le risque piétin-verse
Cette année, le risque climatique pour le piétin-verse est estimé à un niveau moyen. En plus du climat, d’autres facteurs interviennent dans l’évaluation du risque final : la variété semée, le précédent, le travail du sol et le type de sol. Et toujours aussi incontournable : observer ses parcelles.
Toutes les parcelles ne sont pas égales vis-à-vis du piétin-verse. L’utilisation d’une grille d’évaluation du risque permet de cibler celles à observer en priorité.
Figue 1 : Grille d’évaluation du risque piétin-verse (ARVALIS)
A noter que pour les variétés avec des notes de sensibilité supérieures ou égales à 5, souvent porteuses de gènes de résistance, aucune observation ni intervention n’est requise (ex. : Junior, Intensity...).
Pour connaître la sensibilité d’une variété, consultez les fiches variétés ARVALIS.
Connaître le risque climatique
Ce risque est estimé par l’utilisation du modèle TOP, qui permet de définir un indice de l’effet climatique, à renseigner dans la grille. Cette année, le potentiel de risque climatique est moyen (Indice TOP entre 30 et 45), soit +1 dans la grille. Cela s’explique par la douceur hivernale, avec de nombreuses contaminations. Pour les semis tardifs, le potentiel estimé est logiquement plus faible (Indice TOP = 24), soit -1.
Figure 2 : Indice TOP dans une parcelle localisée à Metz, variété Chevignon (note de sensibilité de 3), semis le 5 octobre 2026, précédent colza
Cependant, ce modèle n’indique qu’une potentialité climatique de développement du piétin-verse. Il est calibré en considérant que l’inoculum n’est pas limitant. La maladie s’est faite plutôt discrète ces dernières années, ne laissant que peu d’inoculum dans les parcelles. Il ne suffit pas à lui seul pour prendre une décision, le risque réel est largement déterminé par les critères agronomiques et l’observation.
Comment observer les parcelles ?
L’observation s’effectue en parcourant la parcelle en diagonale (symptômes en foyers) en prélevant au minimum 40 tiges. Le piétin-verse est un champignon traverse les gaines une à une, à partir du point de contamination autour duquel se forment lentement des taches ocellées. Au passage du doigt, les points noirs (appelés stroma) au centre des nécroses restent présents.
Pour en savoir plus, consulter la fiche accident Piétin-verse.
Si une intervention est nécessaire, le stade d’application est important. Viser épi 1 cm à 1 nœud ; après 1 nœud, l’intervention est moins efficace. Les matières actives utilisables pour lutter contre le piétin-verse sont la métrafénone (Flexity 0,5 l/ha) et le cyprodinil (Unix Max 2,5 l/ha). A noter qu’ils n'ont pas d'efficacité contre la septoriose.
Réagissez !
Merci de vous connecter pour commenter cet article.