Articles et actus techniques
Lorraine

Blé tendre : il est encore temps d’évaluer le risque de verse

Les blés ont déjà débuté la montaison, avec une majorité ayant atteint le stade épi 1 cm / 1 nœud. Après évaluation du risque, quelle stratégie envisager si un régulateur est nécessaire ?

Parcelle de blé versée en Lorraine

Cette année, les céréales semées tôt dans de bonnes conditions ont pleinement profité de conditions climatiques (cumuls de températures élevés…) favorables à leur fort développement et à une arrivée précoce du stade épi 1 cm, avec près de dix jours d’avance par rapport à la moyenne pluriannuelle. 

Figure 1 : Stades Blé tendre - BSV Lorraine Barrois - 01/04/26

Figure 1 : Stades Blé tendre - BSV Lorraine Barrois - 01/04/26

La montaison s’amorce actuellement sur la base d’un tallage élevé pour les semis précoces notamment, d’une bonne alimentation azotée source du maintien d’un potentiel de tiges important. Le risque de verse est donc bien présent dans certaines parcelles. 

Comment évaluer le risque verse ?

Le risque de verse s’évalue selon trois facteurs par ordre d’importance : la génétique, le critère fondamental pour établir le niveau de risque initial ; les pratiques culturales ; les conditions climatiques courant montaison.

Tableau 1 : Grille d’estimation du risque verse en le blé tendre

Tableau 1 : Grille d’estimation du risque verse en le blé tendre

Ainsi une variété Chevignon semée tôt, dans une parcelle à fort reliquat azoté ou ayant reçu de l’azote précoce, peut se retrouver actuellement dans une situation de risque élevé.

  • Lorsqu’une application de régulateur est nécessaire : privilégier des conditions climatiques favorables.

Si le risque évalué est moyen à élevé, une application de régulateur est conseillée. Celui-ci agit sur l’élongation des cellules de la tige, pour aboutir à des entre-nœuds plus courts ou à des parois plus épaisses et donc à des tiges plus solides. 

Retrouvez des exemples de programme de régulateur dans le guide Protéger et fertiliser le blé tendre dans l'Est | ARVALIS.

Pour accroître leur efficacité et limiter la phytotoxicité du traitement, les applications sont à réaliser sur des cultures en bon état, correctement alimentées en azote et dans des conditions climatiques favorables : temps poussant, lumineux et sans forte amplitude thermique (écarts inférieurs à 15-20°C) avec une culture en bon état (pas de viroses, absence de stress hydriques ou azotés…).

Il ne faut pas intervenir si :

  • Plusieurs jours avec des températures froides (< 5°C) sont prévus dans les 5 jours suivants.
  • Des amplitudes thermiques de plus de 15°C, accompagnées de températures minimum froides sont prévues dans les cinq jours suivants.
  • En période de sécheresse avant et après traitement. 

Dans ces conditions, il est impératif de décaler la date d’intervention pour retrouver des conditions favorables et éviter l’inefficacité du produit PLUS des pertes de rendements. Mieux vaut attendre la fin de la période de gels matinaux actuels.

Réagissez !

Merci de vous connecter pour commenter cet article.

Se connecter
Ou connectez-vous avec
Pas encore inscrit ?
Créer un compte
Mot de passe oublié

Un email vous sera envoyé pour réinitialiser votre mot de passe.