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Orge de printemps : le créneau idéal de semis se situe entre le 15 février et le 15 mars

Le choix de la date de semis est primordial pour l'orge de printemps. Une date de semis trop précoce expose la culture à des épisodes de froid intense. A l'inverse, une date de semis trop tardive réduit la capacité de tallage et augmente les risques d'échaudage en fin de cycle.

Semer les orges de printemps tôt mais dans de bonnes conditions

Mieux vaut attendre un ressuyage correct du sol pour semer

La date de semis est conditionnée par la date de ressuyage des sols et la possibilité d’exécuter une préparation superficielle en un minimum de passages. Suite à un hiver humide, il est souvent bénéfique d’attendre un ressuyage correct du sol plutôt que de vouloir semer à tout prix.

Le créneau de semis idéal pour l’orge de printemps se situe dans une fourchette d’environ un mois, sur un calendrier variable selon les régions (carte 1). Les semis avant le début de période sont souvent exposés à un coup de froid hivernal, alors que les graines sont en train de germer ou que la plante est encore peu vigoureuse. Le bilan d’une telle pratique est trop aléatoire pour être recommandé (figure 1). Inversement, les semis après la fin de période (parfois nécessaires après un hiver humide), risquent de pénaliser la capacité de tallage de l’orge. Il faut donc penser, dans ce cas, à augmenter les densités de semis pour pallier cet inconvénient. De plus, un semis trop tardif peut décaler le cycle dans une séquence de jours échaudants pendant le remplissage des grains.

Carte 1 : Plages recommandées de dates et de densités de semis des orges de printemps en France

Figure 1 :Évolution du rendement (en q/ha) selon la date de semis (essais Champagne-Ardenne)
 rendement de l'orge de printemps en fonction de la date de semis. Plus l'orge est seme tard, plus le potentiel de rendement diminue.

… à 270-330 grains par m² environ

Les hauts rendements sur les orges à deux rangs sont souvent atteints avec des peuplements épis élevés. La densité de semis aura pour objectif d’installer un peuplement suffisant, mais sans excès pour éviter la verse, assez fréquente sur cette espèce, induisant une baisse du calibrage.

L’objectif est d’atteindre 250 à 300 plantes levées par m², soit 270 à 330 grains semés par m².

Figure 2 : Évolution du rendements (en q/ha) selon la densité de semis (essais Champagne-Ardenne)

  • En terres profondes :

Dans de bonnes conditions de semis (sol bien ressuyé, préparation fine…), il est possible de baisser cette densité à 250 plantes par m² (= 270 gr/m²) sans risque de pénaliser le rendement.

  •  En terres superficielles :

Il est préférable de ne pas descendre en dessous des 300 plantes par m² (= 330 gr/m²), les faibles densités étant très souvent pénalisées dans ces sols.

Remarque : il faut augmenter la densité de 30 grains par m² par quinzaine de retard après le 15 mars.

Ne pas oublier l’intérêt de l’orge de printemps dans la lutte contre les graminées

Dans un contexte d’apparition de cas de vulpins résistants aux herbicides foliaires, l’introduction d’une orge de printemps dans la rotation permet de réduire le stock semencier des adventices levant préférentiellement à l’automne. Semer sur un sol indemne d'adventices reste la première règle à respecter pour éviter les infestations, d’autant plus que le nombre de molécules homologuées sur la culture se restreint.

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