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Occitanie

Blé dur : qu’est ce qui provoque les jaunissements ?

Actuellement, des parcelles de blé dur jaunissent, avec l’apparition de plaques plus ou moins grandes. Des symptômes qui devraient encore s’intensifier. Avant de pouvoir poser un diagnostic définitif, voici quelques pistes sur les causes possibles.

Trois hommes dans une parcelle de blé dur observent des symptômes de jaunissement en février 2026 en Occitanie

Zone d’hydromorphie 

De nombreuses parcelles présentent des symptômes d’hydromorphie, souvent localisés dans les zones de mouillères, de tournières ou les zones à structure dégradée (récolte en condition humide, semis en condition humide, etc.). Les plantes expriment alors des jaunissements liés à une difficulté d’absorption des éléments minéraux. Ces symptômes s’estomperont avec le ressuyage des parcelles. Dans ces situations, les enracinements et les densités de plante risquent d’être limités.

Phytotoxicité d’herbicides 

Il a été possible de voir des phytotoxicités d’herbicides dans certaines parcelles qui provoquent, dans les situations les plus touchées, des pertes de pied visibles aujourd’hui.

Nématodes 

Des parcelles impactées par des nématodes sont visibles dans le Lauragais. Les plantes sont chétives et jaunissent. Un retour fréquent de blé dans la rotation ainsi qu’un été précédent chaud favorisent les nématodes. Le froid a certainement permis aux kystes d’éclore et de contaminer les parcelles. Les seuls moyens de lutte sont agronomiques (plantes de coupure, changement d’espèces, interculture…). Il est néanmoins possible sur ces parcelles d’appliquer 40 kg/ha de phosphore afin de favoriser le développement racinaire des plantes atteintes. C’est une solution difficilement applicable cette année mais qui permet de compenser une partie des pertes.

Pieds chétifs 

Pas de symptômes observés pour l’instant. 

Jaunisse nanisante de l’orge

Les pucerons ont été nombreux à l’automne, des symptômes de JNO pourraient donc être observés dans les semaines à venir. 

Mosaïques 

Le temps doux à l’automne puis des périodes gélives par la suite est une combinaison favorable à l’expression des mosaïques. Toutes conditions défavorables à la croissance (sec, froid…) augmentent les chances d’expression des symptômes. Il est possible d’en observer d’ores et déjà en parcelles. Il est probable d’en voir plus dans les semaines à venir et dès lors que les conditions de croissance seront favorables. 

Pour les situations inexpliquées (pas de problème de sélectivité, pas de symptômes de nématodes, ou de parcelles avec des symptômes de mosaïques), il est important de faire le point sur les éléments minéraux présents dans les sols, en réalisant une analyse de terre (notamment pour le phosphore, le manganèse et la magnésie ou l’acidité des sols).

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