Chrysomèles du maïs : bilan des captures en 2025
En 2025, la chrysomèle du maïs poursuit sa progression au niveau du territoire, mais avec une incidence variable selon le nombre d’années de présence dans la région. Revue de détails des résultats de la surveillance des adultes de ce ravageur en 2025.
Dans la continuité des années précédentes, il est possible de regrouper les régions en quatre catégories en fonction de l’abondance de chrysomèle du maïs observée :
- les régions où la chrysomèle du maïs est largement présente et peut potentiellement occasionner des dégâts : Alsace et Rhône-Alpes ;
- les régions où la chrysomèle du maïs est fréquemment détectée, avec des captures qui peuvent être localement élevées : Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté. A noter que les premiers dégâts de larves de chrysomèles du maïs ont été constatés en Nouvelle-Aquitaine en 2025.
- les régions où la chrysomèle du maïs a été détectée en 2025 sur une proportion variable de pièges, mais à des niveaux demeurant globalement limités : Lorraine, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Haut-de-France, Occitanie, Auvergne, PACA.
- les quelques autres régions où la chrysomèle du maïs n’a pas été détectée en 2025.
Carte 1 : Répartition simplifiée de la chrysomèle du maïs en France en 2025
Des populations durablement installées en Alsace et en Rhône-Alpes
En Alsace et en Rhône-Alpes, même si les populations de chrysomèle du maïs sont désormais abondantes, l’incidence des dégâts de larves est restée limitée en 2025. Environ 25 % des parcelles du réseau de surveillance alsacien et 32 % du réseau rhônalpin ont capturé plus de 5 individus par piège chromatique et par jour au cours de l’été. Cette abondance de population est susceptible d’entraîner une nuisibilité économique l’année prochaine si du maïs est à nouveau cultivé dans ces parcelles.
Quant à la proportion de parcelles ayant capturé entre 0,5 et 5 individus par jour et par piège, elle varie de 54 % en Rhône-Alpes à 66 % en Alsace. Ces chiffres confirment que la chrysomèle du maïs est largement présente dans un grand nombre de parcelles de ces régions. Ce niveau de capture correspond à une abondance qui ne devrait pas occasionner une forte nuisibilité à très court terme. Il conviendra cependant de poursuivre la surveillance de ce ravageur dans ces parcelles.
L’objectif est de maintenir le taux annuel de parcelles dépassant 5 adultes/piège/jour en-dessous de 15-20 % en cultivant une autre culture que du maïs l’année suivante dans les parcelles les plus à risque.
Des populations désormais significatives dans les régions Bourgogne Franche-Comté et Nouvelle-Aquitaine
Les captures observées dans certaines parcelles de Nouvelle-Aquitaine ou de Bourgogne-Franche-Comté atteignent des niveaux importants. De premiers dégâts ont même été constatés très localement en Nouvelle-Aquitaine. Dans ces régions, il va désormais falloir adapter les stratégies culturales pour tenir compte du risque de nuisibilité de la chrysomèle du maïs dans les parcelles les plus à risque.
Ailleurs en France, les populations de chrysomèle du maïs sont moins abondantes. Néanmoins, la fréquence de pièges ayant détecté ce ravageur continue d’augmenter un peu plus chaque année. Le taux de piège à phéromone positif est de 55 % en 2025. Cela signifie que la chrysomèle du maïs est désormais présente sur une large partie du territoire (tableau 1) et les régions où la chrysomèle du maïs n’a pas encore été détectée se raréfient.
Tableau 1 : Résultats de la surveillance de la chrysomèle du maïs sur pièges à phéromone ou pièges chromatiques en 2025
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