MILTALOC, vers une protection intégrée plus efficace contre le mildiou
ARVALIS et ses partenaires lancent le projet MILTALOC pour renforcer la lutte contre le mildiou. Avec plus de 230 000 hectares cultivés en pommes de terre et 185 000 tonnes de tomates d’industrie produites en France en 2025, la mobilisation est collective pour développer des solutions de protection efficaces et durables au profit des producteurs.
« Mieux connaître, mieux protéger, mieux accompagner »
Le projet MILTALOC, lancé en janvier 2026 pour une durée de cinq ans, vise à renforcer la lutte contre le mildiou de la pomme de terre et de la tomate, en travaillant différentes approches scientifiques et techniques. Il s’appuie notamment sur un approfondissement des connaissances sur le pathogène (Phytophthora infestans), pour in fine identifier des leviers alternatifs de lutte directe, développer les outils d’aide à la décision et optimiser les itinéraires techniques. Le projet entend également mieux valoriser la résistance variétale, en développant des outils capables d’identifier les gènes impliqués et en évaluant la durabilité des variétés sur le territoire. L’objectif est de réduire le recours aux substances actives.
« Avec MILTALOC, notre ambition est claire : mieux connaître, mieux protéger, mieux accompagner », résume Denis Gaucher, ingénieur R&D et responsable du projet chez ARVALIS. « Au-delà des avancées techniques et scientifiques, nous voulons aussi favoriser l’adoption de pratiques de protection intégrée à l’échelle des filières contre le mildiou. Cela passe par l’analyse des freins et des leviers, la diffusion de recommandations opérationnelles et la construction d’un modèle spatial pour guider le déploiement des innovations dans les territoires ».
Le projet est porté par ARVALIS, avec la participation d’Inov3PT, SONITO, INRAE, Fredon Hauts-de-France, la Chambre d’Agriculture Nord–Pas-de-Calais, JUNIA et Vegenov.
Des impacts attendus pour les producteurs et les filières
Le projet MILTALOC, en cohérence avec les objectifs du PARSADA, doit contribuer à l’évolution des pratiques de protection intégrée dans la culture de la pomme de terre et de la tomate. Il a vocation à renforcer la résilience des systèmes de production, notamment en :
- renforçant la connaissance des résistances variétales – en sélection et dans les variétés inscrites – pour rendre le panel variétal cultivé plus diversifié ;
- réduisant progressivement le recours aux substances actives, combinées à d’autres solutions alternatives telles que le biocontrôle, les outils d’aide à la décision ou la prophylaxie.
Ces actions contribuent à diversifier les leviers de protection selon le contexte des exploitations agricoles. Une meilleure connaissance de ces solutions vise à renforcer la confiance des producteurs dans la gestion maîtrisée du risque mildiou, au bénéfice de la compétitivité des filières françaises.
Qu’est-ce que le PARSADA ?
Premier axe de la stratégie Ecophyto 2030, le plan d’action stratégique pour l’anticipation du potentiel retrait européen des substances actives et le développement de techniques alternatives pour la protection des cultures (PARSADA) est un dispositif d’échelle nationale porté par le Ministère en charge de l’agriculture.
Le PARSADA soutient des programmes de recherche pour développer des alternatives durables aux produits phytopharmaceutiques. Il a pour objectif d’appuyer les filières dans la construction et la mise en œuvre de plans d’actions spécifiques, allant de la recherche au déploiement de solutions alternatives, afin d’anticiper le retrait potentiel de substances actives.
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